Utiliser les fréquences inutilisées de la paire de cuivre
L’ADSL fait circuler des données sur des fréquences plus élevées que la téléphonie classique. Des filtres séparaient historiquement le téléphone et le signal DSL. Au central, un DSLAM agrégeait les lignes des abonnés vers le réseau de l’opérateur.
512k, 1M, 2M, 8M…
Les premières offres françaises ont popularisé des paliers comme 512 kbit/s puis 1 et 2 Mbit/s. Les progrès des équipements, le dégroupage et l’ADSL2+ ont ensuite permis d’atteindre des débits théoriques proches de 20 à 24 Mbit/s sur les meilleures lignes. Pour beaucoup d’internautes, chaque montée de palier changeait concrètement les usages possibles.
La distance : l’obsession de l’ADSL
Plus la paire de cuivre est longue entre le logement et le répartiteur, plus le signal s’atténue. Le diamètre des fils, les raccords et le bruit électrique jouent aussi. Deux abonnés ayant la même offre pouvaient ainsi obtenir des débits très différents.
Pourquoi “A” dans ADSL signifie asymétrique
L’ADSL réserve davantage de capacité au téléchargement qu’à l’envoi, ce qui correspondait aux usages dominants du Web grand public de l’époque. Cette asymétrie est devenue plus visible avec le cloud, la visio et l’envoi de vidéos.
La fin programmée du cuivre
En France, le réseau cuivre utilisé par l’ADSL est en cours de fermeture progressive. L’Arcep indique que la fermeture technique doit s’échelonner jusqu’à fin 2030. La fibre FttH est devenue le réseau fixe de référence.