1969 : ARPANET et l’idée d’un réseau de réseaux
À la fin des années 1960, ARPANET relie plusieurs centres de recherche américains. Ce n’est pas “Internet” au sens moderne, mais beaucoup de concepts et d’expérimentations qui nourriront son architecture y prennent forme.
1983 : TCP/IP devient le langage commun
Le 1er janvier 1983, ARPANET bascule de NCP vers TCP/IP. Cette transition est souvent considérée comme un jalon fondamental de l’Internet moderne : des réseaux différents peuvent interopérer grâce à une suite de protocoles commune.
1989–1991 : le Web naît au CERN
Tim Berners-Lee propose en 1989 un système hypertexte distribué au CERN. Les briques du Web — URL, HTTP, HTML et navigateur/serveur — prennent forme, puis le premier site Web devient accessible au début des années 1990. Le Web n’est pas Internet : c’est un service construit au-dessus d’Internet, comme le courrier électronique.
Années 1990 : Internet arrive dans les foyers
Les fournisseurs d’accès grand public se multiplient, les modems accélèrent et les navigateurs graphiques rendent le Web accessible à un public non spécialiste. La ligne téléphonique devient la porte d’entrée du réseau mondial.
Années 2000 : la connexion devient permanente
Le câble et surtout l’ADSL font disparaître le rituel de numérotation. Les débits augmentent, les forfaits se simplifient, la vidéo et les services en ligne deviennent progressivement crédibles. Le Wi‑Fi se généralise dans les logements.
Années 2010 : fibre, smartphones et cloud
La 4G transforme l’Internet mobile tandis que la fibre FTTH progresse dans les villes puis les territoires. Le cloud, le streaming et les réseaux sociaux déplacent l’essentiel de nos usages vers une connexion permanente, sur plusieurs appareils.
Années 2020 : multi-gigabit, 5G et LEO
Les accès fibre atteignent plusieurs gigabits, le Wi‑Fi 6/6E puis 7 augmente la capacité locale, la 5G étend le très haut débit mobile et les constellations de satellites en orbite basse rendent le haut débit accessible dans des zones auparavant difficiles à desservir.
Pour aller aux sources
TestMaCo rédige ses propres synthèses et s’appuie sur des sources institutionnelles ou techniques pour vérifier les dates et mécanismes.