Rétro connexion

RTC et modem 56k : Internet au rythme de la ligne téléphonique

Avant la fibre et l’ADSL, se connecter voulait littéralement dire passer un appel. Le modem transformait les données numériques en signaux capables de voyager sur une ligne téléphonique analogique.

Le modem : moduler, démoduler

Le mot modem vient de “modulateur-démodulateur”. L’ordinateur produisait des données numériques ; le modem les codait en signaux adaptés au réseau téléphonique, puis réalisait l’opération inverse à la réception. La séquence sonore entendue au début de la connexion correspondait à la négociation entre deux modems.

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14,4k, 28,8k, 33,6k puis 56k

Les générations se sont succédé rapidement. Les modems grand public ont notamment popularisé 14,4, 28,8 et 33,6 kbit/s, avant les standards dits “56k”. Le maximum commercial de 56 kbit/s concernait surtout la réception dans des conditions favorables ; la qualité de la ligne et la conversion analogique limitaient souvent la synchronisation réelle.

Repère : à 50 kbit/s utiles, télécharger 5 Mo pouvait prendre plus de 13 minutes. Une image de quelques centaines de kilo-octets n’était pas “instantanée”.

Internet occupait la ligne

Sur une ligne RTC classique, le modem utilisait le circuit téléphonique pendant toute la session. Un appel entrant ou quelqu’un qui décrochait pouvait interrompre la connexion. Les forfaits Internet pouvaient en outre s’ajouter au coût des communications téléphoniques avant l’arrivée des formules illimitées.

L’expérience du Web à bas débit

Les pages étaient plus légères, les images compressées et la vidéo en ligne restait exceptionnelle. Les téléchargements se planifiaient, les logiciels étaient distribués sur CD et les gestionnaires de téléchargement capables de reprendre un fichier après coupure étaient précieux.

Pourquoi le 56k a disparu

Le xDSL a réutilisé la même paire de cuivre avec une technique radicalement différente, capable de fournir une connexion permanente et bien plus rapide tout en permettant la téléphonie. Le RTC et le cuivre sont désormais eux-mêmes en phase d’extinction progressive en France.