Le modem : moduler, démoduler
Le mot modem vient de “modulateur-démodulateur”. L’ordinateur produisait des données numériques ; le modem les codait en signaux adaptés au réseau téléphonique, puis réalisait l’opération inverse à la réception. La séquence sonore entendue au début de la connexion correspondait à la négociation entre deux modems.
14,4k, 28,8k, 33,6k puis 56k
Les générations se sont succédé rapidement. Les modems grand public ont notamment popularisé 14,4, 28,8 et 33,6 kbit/s, avant les standards dits “56k”. Le maximum commercial de 56 kbit/s concernait surtout la réception dans des conditions favorables ; la qualité de la ligne et la conversion analogique limitaient souvent la synchronisation réelle.
Internet occupait la ligne
Sur une ligne RTC classique, le modem utilisait le circuit téléphonique pendant toute la session. Un appel entrant ou quelqu’un qui décrochait pouvait interrompre la connexion. Les forfaits Internet pouvaient en outre s’ajouter au coût des communications téléphoniques avant l’arrivée des formules illimitées.
L’expérience du Web à bas débit
Les pages étaient plus légères, les images compressées et la vidéo en ligne restait exceptionnelle. Les téléchargements se planifiaient, les logiciels étaient distribués sur CD et les gestionnaires de téléchargement capables de reprendre un fichier après coupure étaient précieux.
Pourquoi le 56k a disparu
Le xDSL a réutilisé la même paire de cuivre avec une technique radicalement différente, capable de fournir une connexion permanente et bien plus rapide tout en permettant la téléphonie. Le RTC et le cuivre sont désormais eux-mêmes en phase d’extinction progressive en France.