Entre deux époques

RNIS 64/128k : le numérique avant le haut débit

Le RNIS a représenté une transition élégante entre la téléphonie analogique et l’Internet haut débit : une ligne numérique, des canaux prévisibles et la possibilité d’agréger du débit.

Deux canaux B et un canal D

Sur un accès de base RNIS, deux canaux B de 64 kbit/s transportaient la voix ou les données, tandis qu’un canal D assurait notamment la signalisation. Pour Internet, un seul canal B offrait 64 kbit/s ; l’agrégation des deux permettait théoriquement 128 kbit/s, au prix de l’occupation des deux canaux.

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Pourquoi c’était mieux que le modem

La liaison numérique offrait un établissement de connexion rapide, un débit plus constant et la possibilité de gérer plusieurs usages. Pour les professionnels, le RNIS a longtemps apporté des services fiables de voix, données et numérotation.

Mais pas encore du “haut débit” moderne

128 kbit/s paraît minuscule aujourd’hui. Même comparé à un ADSL 512 kbit/s, le gain du xDSL était évident. Le RNIS a donc été rapidement dépassé pour l’accès Internet grand public dès que l’ADSL s’est diffusé.