France connectée

Histoire d’Internet en France : du Minitel à la fibre

Le chemin français vers Internet mélange une culture télématique précoce, une bataille féroce des fournisseurs d’accès, l’explosion de l’ADSL puis un basculement massif vers la fibre.

Avant le Web : télématique, réseaux et Minitel

La France dispose dès les années 1980 d’une culture télématique grand public très particulière avec le Minitel. Ce système n’est pas Internet, mais il habitue des millions de personnes à consulter des services en ligne, envoyer des messages ou effectuer des démarches depuis un terminal.

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Milieu des années 1990 : les FAI grand public

Internet sort progressivement des universités et entreprises. Les fournisseurs d’accès proposent des kits comprenant logiciel, navigateur, modem et numéro d’appel. France Télécom lance Wanadoo en 1996, tandis que d’autres acteurs participent à une concurrence rapide sur l’accès dial-up.

1999–années 2000 : l’ADSL change l’échelle

France Télécom lance l’ADSL grand public à la fin des années 1990. Dans les années 2000, le dégroupage et les offres “triple play” accélèrent la concurrence : Internet, téléphonie sur IP et télévision transitent par la box. Le débit passe progressivement de quelques centaines de kbit/s à plusieurs dizaines de Mbit/s sur les meilleures lignes.

Années 2010–2020 : la fibre devient le réseau de référence

Les déploiements FTTH se généralisent. Fin juin 2026, l’Arcep comptait 28,1 millions d’abonnements fibre, soit 85 % des abonnements Internet fixes. Les offres commerciales atteignent désormais plusieurs gigabits par seconde.

2026–2030 : extinction progressive du cuivre

La fermeture commerciale du cuivre est devenue massive en janvier 2026, avec une dernière vague prévue en janvier 2027 pour les zones reportées. Les fermetures techniques se poursuivent ensuite par lots jusqu’à fin 2030. L’ADSL, le VDSL et les anciens services téléphoniques sur cuivre disparaissent donc progressivement.

Sources et repères

Les dates et chiffres de cette page sont vérifiés à partir de sources institutionnelles et d’archives d’opérateurs.